Aides pour la Pac à 1 euro, actions de développement, marché… L’Afpac nous éclaire
CFP - Publié le 24 janvier 2019
L’Association française pour les pompes à chaleur (Afpac) a balayé ce mercredi 23 janvier l’actualité à la suite des annonces du gouvernement et le lancement d'une offre de pompe à chaleur à seulement 1 euro.
2019, l’année de la Pac
Le président de l’Afpac Thierry Nille a en préambule tenu à rappeler quelques chiffres marché. Ces derniers seront décortiqués début février par le syndicat Uniclima. Toutefois l’année 2018 a été « une belle année de transition », selon Thierry Nille. « Le marché est en forte évolution. Les ventes de Pac aérothermique et géothermique devraient connaître une hausse de près de 15 % entre 2017 et 2018 avec 100 000 unités, un record. Les chauffe-eau thermodynamiques pourraient eux atteindre près de 120 000 unités (contre 90 000 en 2017 avec une hausse de 13 % », a-t-il dévoilé. Et pour 2019, le président est optimiste. Le marché va continuer à croître même si toutefois le premier trimestre sera calme. « Une incertitude subsiste car tout n’est pas encore au point concernant la fiscalité, le projet de loi de finances ou encore quelques arrêtés pas encore publiés. Initialement tiré par le neuf, le marché de la Pac va connaître une inversion de courbes, puisqu’en 2019 il sera porté par la rénovation ».
Quelles aides pour les ménages ?
Valérie Laplagne, vice-présidente de l’Afpac, a quant à elle présenté une simulation des aides publiques éligibles (chèque énergie, coup de pouce chauffage, prime EDF) dans le cas où un ménage français – suivant ses revenus définis par l’Anah – souhaite changer sa chaudière fioul par une pompe à chaleur air/eau. La prime du "Coupe de pouce chauffage : CEE" étant de 4 000 euros pour un ménage modeste et de 2 500 euros pour un ménage autre que modeste. Effy peut déjà verser cette nouvelle prime à la conversion chaudière pour ceux qui sont prêts à abandonner leur équipement à énergie fossile. La prime EDF tutoie les 1 500 euros pour un ménage modeste contre 1 000 euros pour un ménage autre que modeste.
Simulation pour le cas d'un ménage modeste avec une maison de 120 m² :

Pour une Pac air/eau de 11 000 euros TTC et en cumulant les aides ci-dessus, le coût d'une Pac revient à 1 euros par mois sur 10 ans.
Simulation pour le cas d'un ménage autre que modeste avec une maison de 120 m² :

Dans ce cas-là, la Pac revient à 39 euros par mois sur 10 ans. Pour rappel dans les deux cas de figure ci-dessus, les aides se cumulent et nécessitent que l'installateur qui entreprend les travaux de rénovation soit qualifié QualiBAT ou QualiPAC.
En somme, si on remplace une chaudière qui consommait 20 000 kWh/an – soit un coût énergétique de 1 800 euros/an – par une pompe à chaleur air/eau d’un SCOP de 3 qui consomme 7 000 kWh/an – soit un coût énergétique de 1 000 euros/an –, les économies d’énergie sont de 800 euros/an pendant 15 à 20 ans. En y soustrayant 12 euros/an (1 euros par mois) pour les plus modestes – ou 468 euros/an (39 euros/mois) pour les autres ménages –, le gain de pouvoir d’achat est de 788 euros/an pour les plus modestes et de 332 euros/an pour les autres.
Quelles actions pour développer la Pac en réno ?
Jean-Pascal Chirat, vice-président de l’Afpac, est revenu sur les axes de développement que souhaite mettre en œuvre l’association pour inonder le marché. L’Afpac va créer un site internet – qui sera lancé le 12 mars prochain lors de son Assemblée Générale – permettant d’évaluer les aides accessibles aux particuliers quand il installe une Pac chez lui. Pour valoriser la performance des Pac, l’association a lancé une étude qui a pour but d’analyser le fonctionnement des pompes à chaleur dégradées (ou pas) afin de montrer l’intérêt que peut avoir une maintenance. L’Afpac souhaite enfin établir une relation d’échange et de collaboration partenariale avec les réseaux de professionnels installateurs spécialisés en faveur de la promotion de la Pac avec un projet de création d’une catégorie nouvelle d’adhérents membres associés dans les filières d’entreprises en génie climatique (distributeurs, installateurs, bureaux d’études…)

