Bilan du Cetiat : rebondir pour ses 65 ans
CFP - Publié le 24 avril 2025
Le Cetiat termine 2024 en léger recul, impacté par un contexte économique tendu. Malgré tout, il garde le cap et prépare activement ses projets pour 2025, année de ses 65 ans.
« En 2024, Le marché n’a pas été optimiste et le 1er trimestre 2025 ne nous rassure pas » annonce Yves Fanton d’Andon, président du Cetiat. En effet, 2024 n’aura pas été un long fleuve tranquille pour le Cetiat. Le centre technique des Industries aérauliques et thermiques affiche un chiffre d’affaires de 14,275 M€, en légère baisse de 1 % par rapport à 2023. En cause : une chute de 14 % de la Taxe fiscale affectée, reflet d’un marché du bâtiment en difficulté. Dans ce contexte, les activités d’essais et d’étalonnage progressent, tandis que la formation recule et que les études peinent à redémarrer. Côté actions collectives, le centre enregistre toutefois une hausse de 4,7 %, portée par une dynamique d’études engagées plus tôt. Le Cetiat a poursuivi ses investissements à hauteur de 1,08 M€, avec notamment un nouveau banc d’essais CO₂ servant à la régulation de la ventilation et de la qualité de l’air.
Cap sur 2025
Malgré un secteur en difficulté, le Cetiat se tourne vers l’avenir avec le lancement d’une plateforme d’essais dédiée aux pompes à chaleur de moyenne puissance, jusqu’à 130 kW. Ce banc de test, financé à hauteur de 700 000 €, permettra de caractériser les performances thermiques, énergétiques et environnementales des PAC dans des conditions d’usage. Un autre projet sur les PACS hybrides entamé en 2024 se poursuivra en 2025. En parallèle, les travaux sur les nouvelles énergies se poursuivent : après la mise sur le marché du biofioul F30, les recherches s’intensifient sur le F100, un fioul 100 % biosourcé, ainsi que sur le rDME, un gaz de synthèse issu de matières recyclées, étudié comme alternative bas carbone aux GPL.
Le président du Cetiat a également évoqué le projet « Declyc », le Cetiat s’est engagé aux côtés du pôle Axelera (Pôle de compétitivité chimie-environnement) pour la décarbonation de la Vallée de la Chimie à Lyon, en travaillant sur l’optimisation énergétique des systèmes de ventilation dans les laboratoires industriels.

