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Boom du marché des PAC : quel impact pour la France ?

CFP - Publié le 04 mai 2023

L’association européenne pour les pompes à chaleur (EHPAC) a publié son rapport 2022 sur la place des pompes à chaleur en Europe. Le déploiement rapide des PAC pourrait apporter des avantages substantiels à l'ensemble de l'économie européenne… et donc française.

PAC

Le rapport de l’EHPA explique que 60 millions de pompes à chaleur pourraient être installées en Europe en 2030 – contre 20 millions à début 2023 selon les chiffres de l’association –. Cela rendrait l’Europe moins dépendante des importations énergétiques étrangères et réduirait la demande de gaz en provenance de l’Union Européenne dans les bâtiments de 40 % d’ici 2030. Cela permettrait également à l’Europe de réduire sa facture d'importation d'énergie de 60 milliards d'euros d’ici 2030. Davantage de pompes à chaleur et de rénovations énergétiques contribueraient à protéger les consommateurs des futurs variations des prix de l’énergie et les aideraient à sortir de la précarité énergétique, puisque leur facture moyenne de chauffage pourrait être réduite de 20 % d’ici 2030, peut-on lire dans le rapport de l’EHPA.

Quid de la France ?

Le rapport stipule que la France est sans surprise le premier marché des PAC en Europe, avec près de 500 000 ventes en 2022, et une croissance de 20 % par rapport à 2021. On apprend aussi que la France compte encore environ 14 millions de chaudières gaz et fioul en service. D’après des estimations du cabinet de conseil en économie mondiale Cambridge Econometrics, une transition accélérée vers les pompes à chaleur stimulera l’économie française, entraînant une hausse de 1,8 % du PIB en 2030 si le déploiement des PAC suit les objectifs européens. Plus de 300 000 emplois supplémentaires pourraient même être créés d’ici 2030.

Le rapport explique ensuite que le switch entre les chaudières gaz et fioul vers les PAC améliorera la sécurité énergétique. La demande de gaz dans les bâtiments pourrait être réduite de plus de moitié d’ici 2030, par rapport à 2022. Conséquence, la France pourrait réduire ses dépenses d'importation d'énergie de 9 milliards d'euros d'ici 2030, dont 7 milliards d’euros seraient des économies d'importation de gaz. Enfin, ceux qui se chauffent avec une PAC pourraient voir leur facture baisser de 40 % d’ici 2030. Qui vivra verra…

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