Congrès de l’UMGCCP : Risques climatiques, hybridation et nouvelle convention
CFP n°l’UMGCCP - Publié le 14 avril 2025
Le congrès 2025 de l’UMGCCP s’est tenu à Lille et a abordé des thèmes très variés tels que les risques climatiques, l’hybridation et la signature d’une nouvelle convention avec l'OPPBTP. Retour sur trois temps forts.
Le soleil était au rendez-vous à Lille lors de ce nouveau congrès de l’UMGCCP… c’est pourtant bien la question des crises climatiques, notamment les grêles et les inondations qui a marqué le début des débats en présence de Pascal Housset, Président de l’UMGCCP. En 2022, les dégâts liés à la grêle ont causé 4,8 milliards d’euros de pertes;. Valérie Laurent, rapporteuse de la commission technique de la FFB, a souligné que « le risque d’inondation est le premier risque naturel en France », précisant que 75% du territoire national y était exposé. Ces événements climatiques accentuent la fragilité des bâtiments mais aussi de l’ensemble de la profession. Dans ce contexte, la reconnaissance des couvreurs parisiens à l'UNESCO et des ornemanistes lors d’une cérémonie tenue à Asunción au Paraguay, le 4 décembre 2024 a été célébré en ouverture de congrès.
L’hybridation « dans tous ces états »
Lors d'une seconde table ronde plusieurs experts ont débattu de l’hybridation. Cette nouvelle solution suscite un intérêt malgré un « flou européen » largement évoqué. Rémi Vasseur, de l'Union sociale pour l'habitat, explique : « Il y a tout un cosmos de textes normatifs... mais on est encore loin d’une définition claire du système hybride ». Les avantages de l’hybridation ont été mis en avant : Hervé Defrennes, membre du bureau de l'UMGCCP distingue les approches entre neuf et rénovation : « Dans la rénovation, l’hybridation permet une transition progressive, moins risquée financièrement et plus souple pour le client » Richard Loyen, délégué général d'Enerplan, insiste sur la nécessité de clarifier les définitions européennes : « Il faut que les textes normatifs se clarifient pour que l’hybridation devienne un levier cohérent et applicable à grande échelle ».
De son coté, Arnaud Nicodeme, directeur des flux d’énergie chez HDM Ingénierie, rappelle que l’hybridation, dans les projets qu’il accompagne, consiste le plus souvent à associer une pompe à chaleur avec une chaudière gaz :« On cherche à faire fonctionner chaque équipement dans sa zone d’efficience maximale. Une PAC dimensionnée pour 30 % de la puissance de chauffage peut couvrir 70 % des besoins annuels, avec la chaudière en soutien en période froide ».
Signature d’une convention
En fin de congrès, une nouvelle convention a été signée entre l’UMGCCP et l’OPPBTP pour renforcer la sécurité des travailleurs, particulièrement les couvreurs dont il a été beaucoup question lors des débats. Marie Dupuis-Courte, vice-présidente de l’UMGCCP a ajouté que cette signature s’accompagne de « plans d'action pratiques pour répondre aux nouvelles normes européennes ».
Compte rendu complet à retrouver dans le prochain numéro de CFP

