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Diagnostic de performance énergétique : Energies et Avenir dénonce l’affichage en énergie finale !

CFP - Publié le 11 mars 2020

Dans un communiqué publié ce mardi 11 mars, l’association Énergies & Avenir affirme avoir pris connaissance de la stratégie à long terme du gouvernement pour la rénovation énergétique en France, et espère le maintien de l'expression ds outils de la rénovation énergétique en énergie primaire.

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L’association des professionnels pour le chauffage durable Énergies & Avenir a pris connaissance du projet de stratégie à long terme pour mobiliser les investissements dans la rénovation du parc national de bâtiments à usage résidentiel et commercial, public et privé publié le 14 février dernier sur le site du Ministère de la Cohésion des territoires. L’association se positionne notamment pour le retrait de deux points : l’étiquette énergétique du diagnostic de performance énergétique (DPE) en énergie finale et l’abaissement du seuil BBC à 60 kWhEF/m²/an.

Dans ce projet de stratégie, il est écrit : « Il est proposé, dans une optique de simplicité et de lisibilité y compris pour le grand public, d’ajuster la frontière entre les étiquettes B et C du futur DPE (qui sera fixée à l’été 2020 et formulée en énergie finale) sur la cible de performance définie dans la SNBC, soit environ 60 kWhEF/m²/an ». Energies et Avenir estime que cela équivaut à 155 kWénergie primaire/m².an alors que ce seuil est aujourd’hui de 80 kWEP/m².an et qu’il s’agit « d’une dégradation du niveau de performance exigé ». L’association souhaite maintien des outils de la rénovation énergétique en énergie primaire.

« Un non-sens »

Elle ajoute dans son communiqué que l’énergie primaire est la seule unité qui permet de comparer les équipements de chauffage entre eux, et donc leur performance. « Adopter des outils de la rénovation énergétique en énergie finale, et abaisser les exigences de consommations énergétiques revient à encourager les modes de chauffage les moins performants, à savoir les convecteurs électriques. D’une part, cela signifie encourager la déperdition d’énergie ce qui est un non-sens pour la transition énergétique. D’autre part, cela écarte les équipements les plus performants, c’est-à-dire fonctionnant sur boucle à eau chaude. Ce dernier point est d’autant plus alarmant que les équipements de la boucle à eau chaude, ouverts à toutes les énergies, permettent de développer le mix des énergies renouvelables et d’assurer une transition avec les énergies traditionnelles ».

 

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