ETT lance une production de rooftops au R290
CFP - Publié le 05 décembre 2025
En Bretagne, à Ploudalmézeau ETT anticipe le marché et ouvre une ligne de production pour fabriquer des systèmes de rafraîchissement utilisant le fluide frigorigène R290. Combinée avec un refroidissement adiabatique, cette technologie permet de réduire la consommation d'énergie de 50 à 70 %.
Antoine Millot, directeur général d’ETT, explique : « Grâce à l’utilisation du R290, nous offrons une solution de climatisation quasiment neutre en carbone. Cette technologie répond non seulement aux normes strictes de la réglementation F-GAS III, mais permet également de réaliser des économies substantielles d’énergie ». Les rooftops de la gamme Ultima Green Line sont équipés de cette technologie R290, combinée avec une solution adiabatique pour le refroidissement naturel. Le système adiabatique utilise l'air extérieur pour rafraîchir les espaces en utilisant un échange thermique, permettant ainsi de réduire la consommation d'énergie de 50 à 70 %. En plus du fluide R290 et du refroidissement adiabatique, les rooftops sont également pilotés par des outils de gestion de données avancés, permettant une régulation intelligente en temps réel. Cette nouvelle ligne de production représente un investissement de 2 millions d’euros sur deux ans. L’entreprise mise sur une fabrication 100% française et localisée à Ploudalmézeau, en Bretagne, où plus de 16 000 m² sont consacrés à la production.
Le but pour ETT est d’anticiper le marché. La réglementation F-GAS III, entrée en vigueur en mars 2024, impose l’utilisation de réfrigérants à faible potentiel de réchauffement global (GWP) dans les équipements de climatisation, ventilation et chauffage. Le R290, utilisé dans les rooftops d'ETT, a un GWP de seulement 0,02 contre 675 pour le R32, ce qui permet de se conformer pleinement à ces nouvelles normes. À partir de 2027, les nouveaux équipements devront utiliser des réfrigérants dont le GWP est inférieur à 150.
Une stratégie pour l’avenir
ETT continue d’investir dans la recherche et le développement (R&D), avec des budgets annuels compris entre 2 et 3 millions d’euros. Cette stratégie permet à l’entreprise d’intégrer des innovations telles que la maintenance prédictive via l’intelligence artificielle (IA), la gestion des données en temps réel ou encore l'utilisation des jumeaux numériques pour optimiser les performances des équipements.

