Individualisation des frais de chauffage : la télérelève est obligatoire depuis le 25 octobre
CFP - Publié le 29 octobre 2020
Depuis ce 25 octobre 2020, en application de la directive européenne sur l’efficacité énergétique (EDD) transposée dans le droit français par un décret publié au JO du 20 juillet dernier (décret n° 2020-886 du 20 juillet 2020), seuls les compteurs d’énergie thermique, les répartiteurs de frais de chauffage et les compteurs d’ECS équipés de module radio peuvent être installés.
L’objectif de ce décret est de permettre aux ménages d’ajuster leurs comportements en leur facilitant l’accès à leur consommation de chauffage. Les informations de consommation doivent ainsi être fournies deux fois par an aux résidents ainsi équipés. Toutefois, elles sont transmises trimestriellement sur demande du locataire dans les immeubles locatifs et, dans les immeubles relevant du statut de la copropriété, sur demande du copropriétaire à son initiative ou à celle de son locataire. Autres échéances à venir : dès le 1er janvier 2022, ces informations de consommation devront être fournies tous les mois aux résidents et à partir du 1er janvier 2027, tous les compteurs divisionnaires installés dans les résidences devront être munis d’une technologie de relevé à distance.
30 % de logements équipés
Qu’en est-il à l’heure actuelle en France ? Sur les 15 millions de logements collectifs du parc résidentiel, 5 millions sont équipés de chauffage central. Patrick Simoneau, directeur France du spécialiste allemand de la mesure Qundis, évoque un potentiel de 4,1 millions de logements à équiper, puisque à début novembre 2020, « seuls 1,5 million d’entre eux – soit 37 % – sont équipés de répartiteurs ou de compteurs d’énergie thermique ». Rien à voir avec nos voisins allemands et même avec la région Alsace où plus de 90 % des logements collectifs sont équipés de compteurs divisionnaires. Optimiste, Patrick Simoneau a tenu à rappeler que l’individualisation des frais de chauffage (IFC) permet de réaliser des économies de 15 à 20 %, selon une étude de l’Ademe publiée en avril 2019 et menée sur 4 000 logements. Il met donc l’accent sur son souhait de sensibiliser les bureaux d’études et les installateurs à l’IFC. « L’individualisation des frais de chauffage est un apporteur d’affaires. C’est pourquoi nous apportons une offre packagée pour accompagner et simplifier la vie des installateurs en leur prouvant que l’IFC va dans le sens des économies d’énergie. Aujourd’hui, les résidents reçoivent leur facture quelques mois après la fin de la saison de chauffe et n'ont pas la possibilité d'ajuster leurs comportements en fonction de leur consommation. L’objectif de ce type de mesure et plus globalement de l’individualisation des frais de chauffage est bien de leur fournir des données objectives pour qu’ils puissent modifier leurs comportements ». C’est le cas notamment avec le service Temperly – partenaire de Qundis depuis 2018 – qui propose un service complet pour les chauffagistes et leurs clients gestionnaires d'immeubles collectifs, syndics de copropriété et bailleurs sociaux. Ce service global comprend l’installation des compteurs/répartiteurs/robinets thermostatiques. Une fois le matériel posé par l’installateur, Temperly s’occupe de tout : de la relève et au traitement des indexs de consommation jusqu’aux calculs d’individualisation et la facturation des résidents.
Doubler d’ici 4 ans
Qundis revendique aujourd’hui une part de marché de 10 % sur le marché français et ambitionne d’ici 2025 de doubler ce chiffre. « Cela passera par une meilleure communication au sein des entreprises multi-services, des négoces et auprès des bureaux d’études avec pour objectif de démocratiser l’accès aux solutions d’IFC ».

