Le site des acteurs du génie climatique

L'eau chaude se fait attendre...

CFP - Publié le 03 juin 2021

L’association Qualitel a publié une enquête intitulée « L’Etat des lieux du logement des Français » sur un échantillon de 1 000 logements représentatifs du parc.

qualitel

Qualitel explique dans cette enquête que le temps d’arrivée de l’eau chaude est trop long. Pour 41 % des logements, l’eau chaude (à 38° C) met plus de 30 secondes à arriver dans la salle de bain principale. Cela représente un réel coût pour l’environnement. En moyenne, un logement qui attend 30 secondes pour avoir une température de l’eau optimale gaspille 7 665 litres d’eau par an.

La ventilation s’est, elle, considérablement démocratisée au fil des années. Aujourd’hui, 81 % des logements sont équipés d’un système de ventilation (naturelle, hybride ou VMC) dans la salle de bain principale. De facto la proportion de logements ayant des moisissures a nettement baissé. En 15 ans, elle a été divisée par presque 2. Pourtant, près d’un logement sur 5 présente encore des moisissures visibles à l’œil nu en France. Elles sont plus souvent présentes chez les locataires que chez les propriétaires (30 % contre 15 %), et 1 logement social sur 3 est touché, notamment les chambres. Ces pièces où l’on passe un tiers de notre temps sont fortement exposées aux moisissures et présentent des taux d’humidité élevés. Leur taux moyen, de 55 %, correspond à la moyenne recommandée par les médecins pour éviter les problèmes de santé (moyenne comprise entre 40 et 60 %).

Place aux ENR !

Entre 1945 et 2009, le nombre de maisons neuves chauffées au gaz a été divisé par deux et celles chauffées au fioul a été banni des constructions récentes. Les solutions comme la pompe à chaleur et le chauffage électrique se sont largement démocratisées. En termes de répartition géographique, le gaz est naturellement plus utilisé en ville, avec un record pour l’Île-de-France : en raison d’un réseau de distribution historiquement dense, 3 logements sur 4 en sont équipés. La PAC, elle, est surtout présente en zone rurale, ainsi que le bois. Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui 8 % des modes de chauffage, les chauffe- eaux thermodynamiques ou solaires, 10 %. Cela reste faible, mais cette proportion va augmenter au cours des prochaines années du fait des réglementations applicables aux constructions neuves (RT 2012 puis RE 2020). Ainsi, 25 % des logements récents sont déjà nativement équipés en énergies renouvelables (contre 7 % des plus de 10 ans) et 39 % en chauffe-eaux thermodynamiques / solaires (contre 9 % des plus de 10 ans).

40 % des appartements sont équipés de chauffage individuel électrique. Mais cette part a nettement baissé au cours de la dernière décennie au profit du chauffage collectif. En revanche, la proportion des énergies fossiles reste stable depuis 1945, avec environ un tiers des appartements concernés. La climatisation est, elle, ultra-minoritaire selon Qualitel avec seulement 7 % des logements équipés en France. Le taux est plus élevé en Méditerranée avec 19 % des logements. On apprend enfin que trois logements sur 10 ont bénéficié d’une rénovation thermique il y a moins de 10 ans. Les trois types de travaux les plus fréquents sont l’isolation, les fenêtres et le système de chauffage. La part des maisons rénovées est deux fois plus importante que celle des appartements.

L'ÉDITION DU MOIS