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La Cour des comptes sonde la géothermie

CFP - Publié le 14 janvier 2026

Dans une étude publiée le 13 janvier, la Cour des comptes estime que les rythme actuel de développement de la géothermie ne saurait suffire pour atteindre les objectifs de production de chaleur renouvelable à horizon 2035.

Géothermie

« Énergie locale, renouvelable, décarbonée et disponible en continu, la géothermie dispose d’atouts majeurs pour la transition énergétique, mais reste très marginale en France, où elle ne représente qu’environ 1 % de la consommation finale de chaleur », indique la Cour des comptes dans son nouveau rapport sur les soutiens publics au développement de la géothermie, publié mardi 13 janvier. A fin 2023, 210 538 pompes à chaleur géothermiques étaient en fonctionnement en France*. Pourtant, le constat est rude : l’écart est persistant entre des objectifs ambitieux et un déploiement freiné par des coûts d’investissement élevés, des risques techniques, ainsi que par la complexité et la lenteur des procédures. « Malgré des performances environnementales et énergétiques élevées, la géothermie de surface reste peu développée, notamment dans le logement collectif. Les objectifs de triplement de la production de chaleur à l’horizon 2035 apparaissent peu réalistes en l’état. »

Moins de subventions, plus de lisibilité
Afin de tenter d’inverser la tendance pour cette technologie, l’institution préconise une simplification des règles, la priorisation des soutiens et le développement d’outils organisationnels et juridiques plutôt qu’une augmentation des subventions. Des recommandations valables également pour la géothermie profonde calogène, principalement destinée à l’alimentation des réseaux de chaleur urbains, auxquelles ajouter des précisions concernant la couverture des risques ainsi qu’une meilleure connaissance du sous-sol. Cette production d’énergie est jugée compétitive mais reste pénalisée par des investissements initiaux très élevés et des incertitudes sur la ressource géologique.
Selon la Cour des comptes, la géothermie n’aurait donc pas besoin de davantage de financement mais d’un cadre plus lisible. Elle dégage trois leviers d’actions :
-relever le seuil de la géothermie de minime importance,
-clarifier la doctrine d’allocation du fonds de garantie pour la géothermie profonde,
-réviser les dispositifs de couverture du risque de forage, en particulier dans les outre-mer.

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*Source : Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération – Édition 2024.

 

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