Le gouvernement accélère sur le biogaz
CFP - Publié le 15 mars 2022
Au vu de l'actualité, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, relève de 40 % à 60 % le niveau de prise en charge des coûts de raccordement aux réseaux de gaz naturel pour faciliter le développement des installations de production de biométhane.
Le Sénat - qui appelait début mars à une réponse « ferme, globale et coordonnée » pour sortir de la dépendance française et européenne aux hydrocarbures russes - a été entendu. Le gouvernement a décidé d’alléger les coûts de raccordement des installations de méthanisation aux réseaux de gaz naturel en renforçant leur prise en charge par la collectivité. Cela permettra de faciliter la réalisation de ces projets en ne faisant pas du coût de raccordement un aspect dimensionnant de l’équilibre économique. Les projets pourront ainsi se réaliser plus facilement dans un contexte où leur localisation doit parfois répondre à des règles environnementales et induire des coûts de raccordements plus élevés, explique le gouvernement. Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a en effet signé le 2 mars dernier un arrêté relevant de 40 % à 60 % le niveau de prise en charge des coûts de raccordement aux réseaux de gaz naturel des installations de production de biométhane. Cette mesure facilitera la réalisation de nouveaux projets, tout en gardant un signal prix incitatif à la recherche du raccordement le plus économique. « Le biométhane est une des substitutions au gaz naturel que nous devons encourager. En signant cet arrêté, nous facilitons son développement en simplifiant le montage des projets et allégeant le coût de leur raccordement », a appuyé Barbara Pompili.
Pour rappel, au 31 décembre 2021, 365 installations injectaient du biométhane dans les réseaux de gaz naturel. Leur capacité s’élèvait à 6,4 TWh/an, soit une progression de 56 % par rapport à fin 2020.

