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Les acteurs du froid face aux défis 2025

CFP - Publié le 17 janvier 2025

Sous la direction du président de l’Association Française du Froid (AFF), Gérald Cavalier, les professionnels du secteur se sont réunis jeudi 16 janvier au Lycée Raspail à Paris pour la cérémonie des vœux du froid. Deux tables rondes ont permis d’aborder les enjeux énergétiques, les défis économiques et les solutions pour assurer l’avenir du secteur.

Voeux du froid 2025

Le Lycée Raspail, reconnu pour former de nombreux jeunes aux métiers techniques du froid, a été choisi pour sa symbolique.  C’est ici, dans cet établissement, que se dessine l’avenir des métiers du froid mais face à la crise énergétique actuelle, quel futur pour la nouvelle génération ?

La dépendance à l'électrique, le talon d’Achille des acteurs du froid. C’est ce sujet qui a notamment animé la première table ronde :« Les installations frigorifiques consomment une grande part d’électricité » lance le président de l’Association Française du Froid.  « Si on n’a plus d’électricité, on ne fait plus de froid. C’est aussi simple que cela », souligne Bertrand Bompas, directeur de la chaine logistique du froid France. « Les EPR sont une promesse, mais nous savons tous qu’ils ne résoudront pas tout, surtout pas dans l’immédiat. » vient-il souligner.   Pour tenter de répondre à ces défis, plusieurs entreprises se tournent vers les énergies renouvelables. « Beaucoup de nos adhérents investissent dans le photovoltaïque pour réduire leur dépendance au réseau national » explique Bertrand Bompas. La réduction des aides publiques a été vivement critiquée. « La baisse d’un tiers du budget de l’ADEME est une erreur stratégique majeure. Le contexte français n’est pas en pole position pour bien fonctionner » ajoute-t-il en ciblant particulièrement la situation politique actuelle.

De son côté, Le président de l’AFF a mis en lumière la croissance exponentielle des installations frigorifiques à l’échelle mondiale : « Les installations en froid ont fortement augmenté, il y a dans le monde 5 milliards d’équipements frigorifiques et il s’en vend 1 million par jour. » Selon lui, cet élargissement du secteur implique un devoir supplémentaire pour l’industrie : celui de réduire son empreinte carbone et d’encourager des pratiques plus écologiques. Il a aussi abordé les avancées législatives qui permettent d’encadrer ce changement : « Nous devons augmenter nos efforts pour réduire l’impact et faire disparaître de notre panel de fluides tous ceux qui ont un impact sur l’effet de serre. » Le président de l’AFF a salué la récente mise en place de la troisième version de la réglementation F-gaz, soulignant qu’elle permet de mieux cibler les solutions respectueuses de l’environnement : « Nous voyons déjà plus clair avec l’apparition de la troisième version de la réglementation F-gaz. C’est un pas supplémentaire dans la bonne direction. »

Une vision internationale du secteur a été mise en lumière par Marco Duran de l’Institut international du froid : « Les principales préoccupations des pays membres sur le froid sont centralisées sur la disponibilité des données pour mieux comprendre le marché ou encore la disponibilité des gaz frigorigènes et l’amélioration des formations. » explique-t ’il.

Miser sur la formation

« Il faut préparer les jeunes à pouvoir mettre en œuvre les nouvelles dispositions de la réglementation F-gaz sur les fluides et réduire l'impact du froid sur notre environnement. » Pour Gérald Cavalier, l’une des priorités reste la formation des jeunes, appelés à relever ces défis environnementaux. « Nos objectifs, notamment dans le cadre de la F-gaz, sont clairs : réduire l'impact individuel et collectif du froid » a-t-il insisté. Ainsi, préparer la nouvelle génération aux enjeux écologiques de demain devient un impératif pour le secteur.

 

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