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Les collectivités réclament des moyens à la hauteur

CFP - Publié le 15 mai 2025

Réunis à Paris le 14 mai pour les 3e Rencontres des collectivités pour la sobriété et la rénovation énergétique, les représentants d’Amorce ont dressé un constat: malgré des signaux encourageants, des efforts doivent se poursuivre.

Amorce

Un état des lieux en demi-teinte. Entre 2012 et 2023, la consommation d’énergie a reculé de 4 % dans le secteur tertiaire et de 8 % dans le résidentiel, selon les chiffres de l’énergie 2024 (SDES). Pourtant, l’objectif national (PPE2) vise une baisse de 7,6 % tous secteurs confondus, un objectif déjà revu à la baisse en 2020.

Le nombre de logements rénovés d’ampleur a atteint 91 374 en 2024, pour un objectif initial de 200 000. Le gain énergétique moyen progresse (+65 % contre +54 % en 2023), tout comme le montant moyen des aides, passé de 14 731 € à 36 271 €. Une tendance plutôt positive à poursuivre selon l’Association Amorce.

Précarité énergétique, des défis encore nombreux

Le nombre de passoires énergétiques reste élevé : 5,8 millions en 2024, contre 6,6 l’année précédente. La précarité énergétique touche 3,2 millions de ménages, soit 10,8 % de la population, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique.

Un programme pilote baptisé CEE PACTE -15 %, porté par l’Association Amorce, a permis d'engager plus de 15 000 contacts, 500 visites à domicile et 100 chantiers, en ciblant les foyers les plus fragiles.

Des mesures pour accélérer la transition

Face à ces constats,  Amorce propose 8 mesures. Parmi les plus marquantes :

- Des compteurs pédagogiques kWh/€ financés par les économies d’énergie réalisées

-  Une modulation de l’accise ou des factures en cas de surconsommation ou au contraire, d’économies

- Un guichet unique local pour la rénovation, sous gestion des collectivités, avec accès aux données de consommation des usagers

- Une modulation de la taxe foncière et de la CFE selon la performance énergétique des bâtiments.

Amorce ne cache pas son inquiétude face à la loi de finances 2025 : le Fonds vert passe de 2,5 à 1,2 milliard d’euros, et MaPrimeRénov’ baisse de 4 à 3,4 milliards. En parallèle, les collectivités dénoncent l’absence d’une ligne budgétaire dédiée au Fonds territorial climat.

Vers le PLF26

Amorce propose notamment un renforcement du Fonds vert sur les aides les plus efficaces, un maintien des financements de MPR dans la durée, la création d’un observatoire des économies d’énergie et la mise en place de contrôles des économies réelles sur les opérations bénéficiant de CEE. L’association évoque aussi un principe de contrôle des aides données à l’euro/passage à l’acte/bénéfice environnemental (MWh économisé ou tonne de CO2 évitée).

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