Les réseaux de chaleur et de froid confirment leurs atouts
CFP - Publié le 14 novembre 2024
L’enquête annuelle réalisée par Fedene Réseaux de chaleur & froid (SNCU), avec le concours d’Amorce, révèle que la chaleur livrée par les réseaux reste au niveau élevé de 2022. Leur développement doit toutefois encore être accéléré pour atteindre les objectifs de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie qui prévoit un doublement des quantités de chaleur livrées par les réseaux en 2030.
« Avec un doublement du nombre de réseaux de chaleur en dix ans, 2023 marque l’année du franchissement d’un palier symbolique : celui des 1 000 réseaux de chaleur », se réjouit la Fedene. « Ce développement remarquable de la filière a permis d’alimenter en chaleur plus de 50 000 bâtiments ce????e même année, dans les grandes villes et agglomérations, et de plus en plus dans les villes de plus petite taille. Ainsi, depuis trois ans, plus de 1 300 km de réseaux de chaleur ont été installés, soit une hausse de 21 % du linéaire total de réseau. »
Les réseaux ont en effet des atouts et des arguments qui font mouche pour contribuer au verdissement des systèmes de chauffage : ils représentent une quantité totale de chaleur livrée de 26 TWh, équivalent de la consommation de chaleur d’environ de 2,9 millions de logements ; un taux énergie renouvelable et de récupéra????on (EnR&R) moyen de 66,5 % en tenant notamment des garanties d’origine biométhane et un contenu carbone moyen de 113 gCO2ACV/kWh. Ainsi, entre 2022 et 2023, 2 685 nouveaux bâtiments ont été raccordés aux réseaux de chaleur.
Le froid aussi
Côté rafraîchissement, en 2023, 43 réseaux de froid alimentent plus de 1 600 bâtiments sur le territoire français, soit plus de 5 % de raccordements en un an. Leur développement devra s’accélérer pour produire 2 TWh de froid renouvelable supplémentaires en dix ans.
La Programmation pluriannuelle de l’énergie, actuellement en consulta????on, définit des objectifs ambitieux pour les réseaux de chaleur : 68 TWh de chaleur livrée par les réseaux dont 75 % de chaleur EnR&R (soit 51 TWh) en 2030 puis jusqu’à 90 TWh dont 80 % de chaleur EnR&R (soit 72 TWh) en 2035. « Au regard de cette ambition, au-delà d’un engagement politique et d’un cadre législatif et réglementaire favorable, des moyens financiers à la hauteur de cette trajectoire sont indispensables », conclut Yann Rolland, président de Fedene Réseaux de chaleur & froid. « Le développement des réseaux et leur verdissement ont absolument besoin d’un soutien public pour accélérer encore la dynamique de projets et assurer l’atteinte des objectifs 2030. »

