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MaPrimeRénov’ : l’Anah vise 120 000 rénovations d’ampleur pour 2026

CFP - Publié le 17 décembre 2025

Lors de sa dernière commission, l'Anah a annoncé son objectif de financer 120 000 rénovations d’ampleur en maisons individuelles et en copropriétés. Un budget renforcé est également mis en avant avec 4,6 milliards d'euros dont 3,4 milliards d'euros consacrés à MaPrimeRénov'. Ces orientations budgétaires devront être confirmées par l’adoption au Parlement du projet de loi de finances 2026.

ANAH

« La réouverture de MaPrimeRénov’ à tous les ménages, dès janvier 2026, s’inscrira dans ce cadre exigeant, fondé sur la qualité des projets et la confiance retrouvée des ménages », a souligné Thierry Repentin, président de l'Anah dans un communiqué. Depuis septembre 2025, MaPrimeRénov’ était limité aux ménages les plus modestes. À partir de janvier 2026, tous les foyers pourront à nouveau bénéficier de l’aide pour des rénovations d’ampleur. L’Anah a fixé un objectif ambitieux pour 2026 : 120 000 rénovations d'ampleur (maisons individuelles et copropriétés), ainsi que 150 000 rénovations « par gestes » visant à améliorer l’efficacité énergétique des logements, avec un accent particulier sur la décarbonation des modes de chauffage, en phase avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC 3). L'agence entend également renforcer son soutien aux copropriétés en difficulté avec un budget de 300 millions d'euros pour le Plan initiative copropriétés, et poursuivre la montée en puissance de MaPrimeAdapt’, afin d’adapter 41 000 logements à la perte d’autonomie. Parmi les autres priorités fixés par l’Anah : soutien aux copropriétés en difficulté avec 300 millions d’euros pour rénover les bâtiments anciens, MaPrimeAdapt’ pour adapter 41 000 logements à la perte d’autonomie, et lutte contre l’habitat indigne avec un soutien localisé, avec 85 % des aides instruites localement.

Renforcement de la lutte contre la fraude

L’Anah souhaite également renforcer ses dispositifs de contrôle pour lutter contre la fraude. Des contrôles accrus seront effectués sur les mandataires financiers, avec des exigences plus strictes en matière de capacité financière et de gestion interne. De plus, la création d’une commission unique des sanctions vise à garantir la cohérence et l'efficacité des procédures.

La gestion des dossiers sera plus stricte et suivie, afin d’éviter les tensions de gestion observées en 2025, année marquée par un niveau d’activité record et un stock de dossiers non traités. Pour 2026, un accent sera mis sur la maîtrise des dépenses publiques et la priorisation des projets en fonction des besoins les plus urgents et des priorités locales.

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