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MaPrimeRenov’ : la profession attend un cadeau du gouvernement

CFP - Publié le 21 décembre 2023

Plusieurs organisations – avec la Capeb en tête, mais aussi Coénove, Algorel, Coedis – et industriels comme Viessmann ou Frisquet sont montés au créneau pour demander la révision immédiate de MaPrimeRénov’ "avant la catastrophe". Voici quelques extraits de la lettre envoyée au gouvernement.

capeb

Avec 90 % des logements existants à rénover, la profession explique d’emblée que la réforme de MaPrimeRénov’ telle qu’elle est envisagée pour le 1er janvier 2024 « ne nous donnera pas les moyens d’atteindre les objectifs de décarbonation des bâtiments fixés dans le cadre de la planification écologique ». « Les travaux d’ampleur à réaliser, pour obtenir les aides, seront trop lourds pour les particuliers, leur reste à charge encore bien trop coûteux et les démarches toujours trop complexes pour les professionnels ».

Les acteurs expliquent que « la croissance des travaux de rénovation énergétique diminue, trimestre après trimestre, tout comme le nombre d’entreprises RGE et tout particulièrement le nombre de TPE, conséquence logique de la complexité grandissante des dispositifs RGE et CEE qui n’a pas permis de lutter efficacement contre la fraude ».

Création d’un prêt vert

Les acteurs de la filière ont donc fait plusieurs propositions : « Pour s’assurer que la réforme ne conduise pas à exclure les ménages susceptibles d’engager des travaux, à défaut d’aides ou par manque de financement d’un reste à charge trop lourd, nous vous proposons de permettre des rénovations d’ampleur dans le cadre d’un parcours travaux de 3 à 5 ans, avec un dispositif d’aides bonifiées au fur et à mesure de la réalisation effective des travaux. Nous vous proposons également de créer un prêt vert en 3 clics, garanti par l’État et distribué par toutes les banques pour financer le reste à charge des ménages et de permettre aux occupants de passoires thermiques d’être aidés même en cas de réalisation de mono-gestes, compatibles avec une rénovation globale ».

Temporiser avec Mon Accompagnateur Rénov’

Autre point avancé par la profession : l’entre-aide. « Pour éviter que la réforme n’écarte aucune TPE compétente susceptible de les réaliser, ce qui arrivera en privilégiant les entreprises générales et les rénovations globales, nous vous proposons de faciliter la création des groupements momentanés d’entreprises non solidaires et toutes autres alternatives équivalentes ». Les acteurs proposent enfin que l’accompagnement d’un accompagnateur Rénov se fasse « seulement lorsque le nombre d’accompagnateurs compétents sera suffisant dans un département donné ».

Conserver les chaudières récentes !

Pour ne priver la réforme d’aucune solution technique pertinente au profit d’un choix unique d’équipement (PAC) et d’énergie (électricité), les acteurs proposent, dans leur lettre, que la mise en place d’un mode de chauffage décarboné ne soit pas imposé quand le logement dispose d’une chaudière récente (en gros de moins de 10 ans) avec une performance énergétique satisfaisante un dispositif de chauffage hybride. « Nous vous proposons également de maintenir une diversité des modes de chauffage pour répondre à l’ensemble des situations et des problématiques ».

Un certificat pour les non RGE 

Enfin, pour que la réforme ne manque pas son objectif en se privant des milliers de petits chantiers de rénovation, les acteur proposent - en complément de la qualification RGE qui doit impérativement être simplifiée - de mettre en œuvre un dispositif de Certificat de conformité – Rénovation Énergétique, spécialement adapté aux TPE, consistant en la réalisation, en fin de chantier, d’un contrôle de conformité des travaux pour les entreprises non RGE.

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