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MaPrimeRénov’ : plus de budget, y compris pour le confort d’été !

CFP - Publié le 12 octobre 2023

Déjà annoncée par la Première ministre Elisabeth Borne lors du conseil national de la transition écologique du 12 juillet dernier, la mutation profonde du dispositif des aides à la rénovation énergétique, notamment MaPrimeRénov’, dessine aujourd’hui plus précisément ses contours. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024, l’effort porte sur 1,6 milliard d’euros supplémentaire, amenant à 5 milliards le montant global des subventions à la réno – en comptabilisant les aides de l’Anah –. Parmi les nouveautés : un bouquet de travaux « confort d’été » pourra désormais être pris en charge.

MaPrimeRénov’

200 000 : c’est le nombre de rénovation énergétiques « d’ampleur » qui devra être atteint dès 2024 pour répondre aux objectifs climatiques que se sont fixé les pouvoirs publics à horizon 2030. Ce premier axe de rénovations globales ouvert à l'ensemble des logements mais visant plus particulièrement les passoires thermiques (DPE F et G), devra sur baser sur au moins deux gestes d'isolation ainsi que le traitement de la ventilation, tout en débouchant sur un saut d'au moins deux étiquettes de DPE.
Pour ce faire, jusqu’à 70 000 euros de travaux pourront être pris en compte pour les rénovations les plus performantes et le taux de prise en charge pourra atteindre 90 % pour les ménages aux revenus très modestes qui rénovent une passoire énergétique. Le reste à charge minimal de 10 % pourra faire l'objet d'un éco-PTZ, dispositif maintenu jusqu'à la fin du quinquennat. Ce parcours sera systématiquement accompagné par un tiers de confiance indépendant, Mon Accompagnateur Rénov’. Cette prestation d’accompagnement sera financée à hauteur de 100 % pour les ménages aux revenus très modestes, 80 % pour les revenus modestes, 40 % pour les revenus intermédiaires et 20 % pour les revenus supérieurs, dans la limite d’un coût plafond de 2 000 euros qui pourra atteindre 4 000 euros dans les situations spécifiques de traitement de l’habitat indigne et de la précarité énergétique pour les ménages aux revenus les plus modestes.

Lutte contre les bouilloires thermiques
Autre nouveauté notable du dispositif mouture 2024 : l’ouverture de soutiens à des travaux permettant d’améliorer le confort d’été dans le cadre des rénovations d’ampleur, afin de lutter contre les bouilloires thermiques au même titre que les passoires. L’installation de pompes à chaleur (y compris air/air réversibles) permettant de rafraîchir l’air, les brasseurs d’air et des solutions passives telles que les protections solaires de parois vitrées seront finançables avec MaPrimeRénov’.

A noter : les ménages engageant une rénovation d’ampleur ne déposeront qu’un seul dossier d’aide auprès de l’Anah. Celle-ci valorisera à la place du ménage les aides complémentaires au titre des certificats d’économie d’énergie (CEE) à partir de janvier 2024.

Le deuxième parcours MaPrimeRénov’, sans accompagnement, va davantage cibler la sortie des énergies fossiles pour le chauffage. Les évolutions de ce parcours portent sur l’augmentation des aides à l’installation de pompes à chaleur air/eau et géothermiques, de 1 000 euros à 2000 euros pour les ménages aux revenus modestes et intermédiaires, afin d’accentuer la dynamique de remplacement des chaudières fonctionnant aux énergies fossiles par des équipements décarbonés ; mais aussi sur une obligation d’installer un équipement de chauffage renouvelable (y compris hybride), en complétant le cas échéant par un geste d’isolation.
Les aides MaPrimeRenov’ par geste, qui financeront des changements de chaudières et des petits bouquets de gestes, seront mobilisables par les ménages vivant dans une maison déjà bien isolée. Pour s’en assurer, un diagnostic de performance énergétique (DPE) devra être réalisé en début de parcours, afin d’orienter le cas échéant les ménages vivant dans des passoires énergétiques vers le parcours de rénovation d’ampleur.

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