Publication de la stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique
CFP - Publié le 28 octobre 2025
Le rapport de la SPAFTE retrace la stratégie gouvernementale en matière de rénovation énergétique : les priorités de remplacement de chaudières fioul ou gaz par des PAC, la nécessité de concentrer les investissements sur les gestes les plus efficaces et les ménages les plus modestes…
« La SPAFTE est un document essentiel qui retrace l’ensemble des actions nécessaires pour atteindre nos objectifs climatiques.;Il s'agit aussi de rendre visible l’implication de tous les acteurs de la société : les entreprises, les investisseurs privés, les ménages et l’État », a souligné Céline Gruffat, conseillère du Ministère de l’économie. En 2024, les investissements pour la décarbonation de l’économie ont dépassé 110 Md€. « Pour atteindre les objectifs à horizon 2030, les investissements bas-carbone annuels devront doubler d’ici la fin de la décennie » indique la nouvelle SPAFTE (Stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique et de la politique énergéntique nationale). Sur le périmètre du budget vert, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit 45,8 Md€ de dépenses favorables à l’environnement, soit une hausse de +2,1 Md€ par rapport à 2025 et +5,1 Md€ par rapport à 2024.
Réaffirmation des aides à la rénovation et soutien aux ménages les plus modestes
« Il est crucial que nous maintenions l’exigence d’une transition juste, c'est-à-dire accessible à tous, en particulier aux plus vulnérables économiquement », a rappelé Pierre Chamouard, Conseiller de la Ministre de l’action et des comptes publics. Cette attention aux ménages modestes se traduit par la réaffirmation de l'importance des dispositifs comme le Crédit d'Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) ou encore MaPrimeRénov’. Par ailleurs, Céline Gruffat a précisé que le dispositif des CEE fait partie intégrante de ce nouveau plan de financement pluriannuel.
Le soutien à la rénovation repose également sur la TVA à 5,5 % pour les travaux de rénovation énergétique, l’Eco-prêt à taux zéro, le Fonds national des aides à la pierre : près de 200 M€ engagés en 2023 pour la rénovation énergétique des logements sociaux, le FREPS (fonds pour la rénovation du parc social) : 400 M€ pour 2024-2025, l'ANRU et Banque des territoires pour accompagner les bailleurs sociaux. La nouvelle SPAFTE insiste sur la nécessité de prioriser les gestes les plus efficaces et les ménages les plus vulnérables. Le remplacement des chaudières à fioul ou gaz par des pompes à chaleur est considéré comme particulièrement efficient, permettant de réduire rapidement les émissions et l’exposition des ménages aux prix des énergies carbonées. « Le remplacement de chaudières à gaz ou au fioul par une pompe à chaleur étant une opération particulièrement efficiente, ce type d’opération peut être priorisé afin d’abaisser plus rapidement les émissions du secteur au même coût et réduire l’exposition des ménages au prix des énergies carbonées » réaffirme la SPAFTE.
La SPAFTE précise que le soutien aux rénovations doit se concentrer sur le pilier « rénovation performante » :
- Pompes à chaleur : opérations prioritaires pour le changement de vecteur énergétique.
- Chauffage bois : dépriorisé pour préserver l’équilibre des ressources et favoriser d’autres usages plus efficaces.
- Le fond de dépenses éligibles réduit : pour éviter les effets d’aubaine et massifier les sorties de passoires thermiques.

