RE 2020 simplifiée, exigences allégées
CFP - Publié le 16 janvier 2025
Il était attendu : au 1er janvier 2025, le décret de simplification de la RE 2020 est entré en application. Publié au Journal officiel du 31 décembre 2024, il prévoit notamment un allègement des exigences pour les maisons individuelles et les petits logements collectifs.
Après 18 mois de retours d’expérience, le décret de simplification de la réglementation environnementale 2020 (RE2020), qui fixe les règles environnementales aux constructions neuves, a été publié le 31 décembre 2024. La ministre chargée du Logement, Valérie Létard, se dit « consciente des contraintes normatives qui pèsent sur les entreprises du secteur de la construction et des surcoûts induits » et en tire les conséquences en ajustant la réglementation, avec ce texte de modification des niveaux d'exigences.
Il s’agit notamment de faciliter globalement l’atteinte des exigences via l’installation d’énergies renouvelables ou le raccordement à des réseaux de chaleur ; d’alléger les exigences pour les maisons individuelles et les petits logements collectifs pour qui les seuils étaient trop élevés.
Concrètement, les petits logements collectifs de moins de 40 m², comme les résidences étudiantes, ont plus de difficulté à respecter les exigences de la réglementation en matière de seuil carbone en raison de la densité́ d'équipements sanitaires et de chauffage au regard de leur surface. Le décret permet donc notamment de baisser le seuil pour ces logements.
« La publication de ce décret est une première étape. L’année 2025 doit être une année de préparation et de décisions concernant le prochain jalon de la réglementation environnementale 2020 dont l’échéance est fixée pour le 1er janvier 2028 », commente le ministère du Logement dans un communiqué. Ce dernier va ainsi lancer dans les prochaines semaines un travail partenarial sur les impacts du jalon 2028 de la réglementation environnementale. « J’invite tous les acteurs de la construction à participer à cette mission d’observation et à partager leurs données techniques et économiques afin d’éclairer la décision publique », conclut la ministre.

