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Remise en cause des tarifs solaires : la filière exige un rejet de l'amendement

CFP - Publié le 09 novembre 2020

Le gouvernement a déposé samedi 7 novembre un amendement au projet de loi de Finances 2021 autorisant une baisse des tarifs de certains contrats solaires souscrits entre 2006 et 2010. La mesure concerne uniquement les installations photovoltaïques ou thermodynamiques de plus de 250 kW. Enerplan est monté au créneau.

solaire

Le syndicat des pros de l’énergie solaire Enerplan regrette cette décision « qui s’apparente à un abus de pouvoir ». « Le principe de remise en cause unilatérale et rétroactive d’un contrat par le gouvernement est totalement inacceptable. Sur le fond, les arguments avancés ne sont pas du tout convaincants. Ils s’appuient sur des notions floues avec une comparaison totalement anachronique entre le coût du solaire d’aujourd’hui et celui d’il y a dix ans ».

Avec le dépôt de cet amendement, le gouvernement « abandonne ces entreprises » pour le syndicat. « Il existe d’autres voies pour trouver un accord entre l’État et les professionnels qui satisfassent les deux parties sans passer par un amendement qui affaiblit durablement la signature de l’État, qui est contradictoire avec la politique affichée de la Transition Énergétique, et qui est une source de contentieux potentiels à venir. Enerplan appelle les députés et sénateurs à ne pas voter cet amendement et à pousser le gouvernement à privilégier la voie de la discussion avec les professionnels pour trouver une évolution des contrats d’un commun accord.

Même son de cloche pour le collectif Solidarité Renouvelables qui évoque un amendement lunaire pour l’énergie solaire et dénonce l’acharnement du gouvernement contre la filière PV. « La mise en œuvre de cette usine à gaz bureaucratique signifierait des mois d’incertitude économique majeure pour ces PME et ETI au moment où elles sont engagées dans la lutte contre la crise et travaillent au développement de nouveaux projets d’énergies renouvelables. Si l’Etat renie ainsi sa parole, il cassera la confiance des entreprises et des investisseurs dans l’économie des énergies renouvelables : pourquoi l’Etat ne recommencerait-il pas demain sur l’éolien, la biomasse ou l’hydrogène ce qu’il veut faire ici sur le solaire ? La transition énergétique ne se fera pas sans un cadre stable, propice à l’investissement ».

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