Rénovation performante : les recommandations de l’Ademe pour atteindre les objectifs
CFP - Publié le 30 mai 2024
L’Ademe a publié ses recommandations sur la rénovation du parc pour atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050.
Premier enseignement : pour atteindre la performance visée (étiquettes A ou B du DPE), l’Ademe conseille de se limiter à trois étapes, planifiées et orchestrées dès le départ dans le cadre d’une feuille de route. Dans l’idéal, il s’agit d’isoler en priorité et, dans un second temps, de décarboner la production de chaleur.
Certains bâtiments sont parfois particulièrement complexes techniquement à isoler, explique l’Ademe. Pour ces bâtiments, l’atteinte des classes A ou B peut être simplifiée en ayant recours massivement aux énergies renouvelables les plus performantes (solaire, géothermie) ainsi qu’aux réseaux de chaleur décarbonés. Dans ces cas, les investissements dans des énergies renouvelables doivent être étudiés au cas par cas, en gardant à l’esprit l'objectif de ne compenser que les défauts d’isolation et d’étanchéité à l’air intraitables pour des raisons techniques ou patrimoniales.
Du pain sur la planche
Pour répondre aux objectifs climatiques à l’horizon 2050 (neutralité carbone, Stratégie Nationale Bas Carbone 2), le parc de logements devrait être constitué de 80 à 90 % de logements atteignant les étiquettes A et B selon l’Ademe, contre... seulement 6 % aujourd’hui. Le reste du parc devrait se classer en étiquette C sous réserve de l’utilisation d’une énergie décarbonée (c’est-à-dire être sous le seuil carbone de l’étiquette B). Cette part limitée de logements en C signifie que dès que la performance BBC-rénovation est possible, elle doit être atteinte, et que la cible du C doit être réservée aux logements qui présentent des incompatibilités techniques ou architecturales à l’isolation de l’enveloppe.
Pour en savoir plus et consulter l’avis d’expert de l’Ademe, c’est par ici !

