Fluides frigorigènes : l’AFCE compare les trajectoires réglementaires internationales
CFP - Publié le 21 septembre 2026
À l’occasion de son colloque annuel, organisé le 17 septembre, l’Alliance Froid Climatisation Environnement a confronté les politiques menées en Europe, aux États-Unis, en Chine, au Japon et dans les pays émergents. Une mise en perspective internationale avant d’aborder les conséquences opérationnelles de la F-Gas pour la filière française.
« Réfrigération, conditionnement d’air, pompe à chaleur : une filière sans frontières ? » Tel était le thème choisi par l’AFCE pour son colloque annuel. Fabricants, organismes professionnels et acteurs de la réfrigération, de la climatisation et de la pompe à chaleur se sont réunis pour examiner les transformations réglementaires qui redessinent le secteur.
Olivier Charbonnier, consultant, a ouvert la journée par une réflexion sur le modèle de « l’entreprise robuste », opposé à celui d’une organisation uniquement guidée par la recherche de performance. Une entrée en matière destinée à interroger la capacité des entreprises à s’adapter à un environnement technique et réglementaire de plus en plus mouvant.
Des calendriers différents, une même baisse des HFC
Les premières interventions ont comparé les réglementations applicables aux fluides frigorigènes aux États-Unis, en Chine, au Japon et dans plusieurs pays émergents. Si les calendriers, les méthodes et les niveaux de contrainte diffèrent, une tendance commune se dessine : la réduction progressive de l’utilisation des HFC au profit de fluides présentant un plus faible impact environnemental.
Cette transition ne s’effectue toutefois pas de manière uniforme. Les choix réglementaires et technologiques varient selon les marchés, les usages et les capacités industrielles propres à chaque région. Une diversité de trajectoires que les fabricants et les acteurs internationaux doivent désormais intégrer dans le développement de leurs équipements.
La F-Gas entre dans sa phase opérationnelle
La seconde partie du colloque s’est concentrée sur l’application de la F-Gas en France. Les échanges ont porté sur le choix des fluides, l’évolution des formations et des certifications, la préparation des organismes ainsi que la mise en œuvre des contrôles réglementaires.
Pour les acteurs de la conception, de la prescription et de l’exploitation, ces évolutions auront des conséquences directes sur la sélection des équipements et l’organisation des compétences. Le colloque n’avait pas vocation à arrêter une trajectoire unique, mais à poser les principales questions auxquelles la filière devra répondre dans les prochains mois.

