Logement neuf : Cogedim généralise le rafraîchissement par Pac réversible collective
CFP - Publié le 02 septembre 2026
Après avoir fait du confort d’été un principe de conception de ses opérations, Cogedim franchit un cap en généralisant une solution active de rafraîchissement dans ses nouveaux programmes. À compter des opérations mises en commercialisation en septembre 2026, la marque du groupe Altarea annonce un objectif de 26 °C maximum dans la pièce principale, avec un différentiel d’environ 2 °C dans les chambres, y compris lors d’épisodes à 40 °C pendant plusieurs jours.
Implantée en toiture et assurant le chauffage et le rafraîchissement, la pompe à chaleur collective réversible est au centre du dispositif proposé par Cogedim. Dans chaque logement, une unité intérieure est prévue dans la pièce principale, en applique murale ou intégrée en faux-plafond. La régulation est individualisée par thermostat et les consommations font l’objet d’un comptage permettant une individualisation des charges.
Cette généralisation du rafraîchissement actif ne remet pas en cause l’approche bioclimatique revendiquée par Cogedim. Orientation, protections solaires, menuiseries performantes, logements traversants ou bi-orientés, végétalisation, inertie et choix des matériaux doivent limiter les apports avant intervention du système CVC.
Le nouveau dispositif modifie toutefois l’équation : la solution active n’est plus seulement une option conditionnée aux caractéristiques du programme, mais devient un standard annoncé pour les nouvelles opérations. Dans les chambres, des brasseurs d’air en plafond doivent compléter le rafraîchissement en augmentant la vitesse d’air et donc la sensation de fraîcheur, avec une consommation limitée.
Rafraîchissement de confort
Le choix d’une production mutualisée constitue le principal intérêt technique du dispositif. Une seule production en toiture alimente les logements, tandis que l’émission et la commande restent individualisées. Cette architecture doit notamment permettre de mieux exploiter les performances de la Pac qu’une multiplication d'équipements individuels.
Elle soulève aussi plusieurs enjeux de conception : dimensionnement de la production en période de pointe, distribution hydraulique, équilibrage, régulation, acoustique des équipements et des unités intérieures, évacuation des condensats ou encore gestion des appels de puissance simultanés. Le fonctionnement en rafraîchissement devra par ailleurs être compatible avec les exigences de confort acoustique et de qualité d’air propres au logement.
L’objectif annoncé par Altarea est celui d’un rafraîchissement de confort, et non d’une climatisation permettant de maintenir arbitrairement une température très basse. La régulation et les consignes deviennent donc déterminantes pour contenir les consommations. Le groupe affirme que le coût d’usage restera marginal grâce au rendement des équipements et avance une économie potentielle de plus de 200 € par an par rapport à une climatisation individuelle classique associée à un chauffage électrique.
Changement de logique
Une démarche à mettre en perspective avec la RE2020, qui n’impose pas une température intérieure maximale de 26 °C mais évalue le confort d’été à travers l’indicateur des degrés-heures d’inconfort, qui cumule l’intensité et la durée des dépassements d’une température de confort variable.
Avec cette annonce, Cogedim va donc au-delà de la seule réduction réglementaire du risque de surchauffe : le promoteur vise à transformer le confort thermique estival en prestation technique garantie, en associant enveloppe performante, production thermodynamique collective, émission individuelle et régulation.
Reste à mesurer, opération par opération, la performance réelle de cette promesse : c’est notamment le dimensionnement pour les séquences caniculaires, la stratégie de régulation et les conditions d’exploitation qui permettront de vérifier si les 26 °C annoncés sont effectivement tenables sans faire exploser les consommations.

