Rénovation thermique des écoles : 40 millions d’euros en moins
CFP - Publié le 07 septembre 2026
Annoncé fin juin, en pleine canicule, le plan gouvernemental destiné à accélérer l’adaptation des écoles aux fortes chaleurs voit son financement nettement revu à la baisse. Sur les 56 millions d’euros initialement annoncés par la Banque des Territoires, La Banque Postale et le programme Actee, 40 millions d’euros sont finalement retirés. L’enveloppe tombe ainsi à 16 millions d’euros, soit une baisse de 71 %.
Le plan global, annoncé à hauteur de 136 millions d’euros et financé à 60 % par EDF, devait contribuer à l’adaptation climatique de 12 500 écoles. Le dispositif porté par la Banque des Territoires et Actee devait notamment permettre d’accompagner plusieurs milliers d’établissements dans la préparation de leurs travaux.
Après l’arbitrage intervenu durant l’été, les 16 millions d’euros restants seront principalement consacrés aux diagnostics des 2 500 écoles considérées comme les plus vulnérables. Les travaux d’adaptation devront, eux, s’appuyer sur d’autres dispositifs de financement, notamment le Fonds vert.
Le financement initial devait accompagner des solutions d’adaptation au confort d’été, parmi lesquelles les protections solaires, les volets, les ventilateurs de plafond ou encore d’autres équipements permettant de limiter les surchauffes. Le nouveau dispositif privilégie désormais la phase de diagnostic.
Transformer les diagnostics en actions concrètes
Les 40 millions d’euros retirés, issus des certificats d’économies d’énergie (CEE), doivent être réorientés vers le plan d’électrification de la France. Selon Guillaume Perrin, directeur du programme Actee, cette décision réduit le périmètre du dispositif, qui devait initialement couvrir « un peu plus de 10 000 écoles » pour les ramener à 2 500 établissements prioritaires.
La Banque des Territoires indique néanmoins avoir relevé sa propre contribution afin de maintenir le financement des 2 500 audits « confort d’été » destinés aux établissements prioritaires et de réaliser au moins 2 500 audits supplémentaires.
Pour les collectivités comme pour la filière CVC, l’enjeu reste désormais de transformer ces diagnostics en opérations concrètes : amélioration de l’enveloppe, protections solaires, ventilation, rafraîchissement et optimisation des systèmes énergétiques devront trouver d’autres sources de financement pour passer du diagnostic aux travaux.

