« Bien vivre sous les toits » : un livre blanc pour penser la réhabilitation du bâti ancien
CFP - Publié le 06 octobre 2026
Le GCCP, syndicat des entreprises du génie climatique et couverture plomberie, s'est associé au Mastère spécialisé Réhabilitation du bâti ancien de l’École nationale des ponts et chaussées et de l’École de Chaillot ainsi qu'aux Compagnons du Devoir et du Tour de France pour restituer, sous forme de livre blanc, les travaux des premières Assises de la Couverture organisées fin mai à Paris. Un livre blanc composé de chapitres consacrés à la physiologie du confort thermique, aux dimensions physiques du bâtiment, aux solutions d'ingénierie et aux enseignements que l'architecture des pays chauds peut nous offrir.
Comment continuer à habiter confortablement sous les toits, alors que les bâtiments anciens doivent composer avec le changement climatique, les exigences de rénovation énergétique et la préservation du patrimoine ? C’est la question au cœur du livre blanc « Bien vivre sous les toits », publié à la suite des Premières Assises de France des métiers de la couverture organisées par le GCCP.
Rédigé par Thomas Lesne, président du comité de pilotage, dirigeant de Toiture Parisienne et représentant du syndicat, et Dominique Naert, directeur du Mastère Spécialisé Réhabilitation Énergétique du Bâti Ancien de l’École nationale des ponts et chaussées-Institut Polytechnique de Paris, de l’École de Chaillot-Cité de l’Architecture et du Patrimoine et des Compagnons du Devoir et du Tour de France, le document restitue les échanges du colloque éponyme organisé au siège de la SMABTP le 28 mai dernier.
Près de 500 participants, couvreurs, architectes, architectes des Bâtiments de France, ingénieurs, chercheurs, industriels, syndics, élus et habitants des derniers étages, ont confronté leurs approches au cours de cette journée. Une diversité de regards qui permet notamment de rapprocher les enjeux liés à la couverture de ceux du confort thermique, de la santé et de la qualité d’usage.
Une approche pluridisciplinaire
Le livre blanc s’intéresse notamment à la physiologie du confort thermique, aux caractéristiques physiques du bâtiment, aux solutions d’ingénierie et aux enseignements que peuvent apporter les architectures développées dans les pays chauds. L’objectif n’est toutefois pas de proposer une méthode technique unique. Les auteurs rappellent que les choix de réhabilitation doivent être étudiés au cas par cas, en fonction du bâti et de ses contraintes. Si les échanges ont principalement porté sur le patrimoine urbain parisien, notamment haussmannien, les réflexions proposées peuvent être transposées à d’autres typologies de bâtiments, anciens ou récents, urbains comme ruraux.
Pour les professionnels de la couverture, du génie climatique et les bureaux d’études, le document met ainsi en avant l’importance d’une connaissance fine du bâti et d’une approche collective des projets, associant savoir-faire des métiers, expertise technique et prise en compte des usages. Une réflexion appelée à se poursuivre alors que le confort d’été devient un enjeu croissant dans les logements situés sous toiture.
Climatisation et confort d'été : pour quelques degrés de moins
Le changement climatique et sa hausse des températures, auxquels s’ajoute une isolation toujours plus forte des bâtis en neuf et en rénovation, ont pour conséquence une augmentation des besoins en rafraîchissement. En parallèle, les contraintes – technologiques comme réglementaires – pour produire du froid se durcissent, poussant les acteurs du marché à innover sans cesse. La prise en compte du confort d’été dans la RE 2020 ajoute un défi à relever mais va permettre l’éclosion et le développement de solutions alternatives à la climatisation.

