Confort d’été : le bâtiment se prépare à l’adaptation
CFP - Publié le 07 septembre 2026
Après un été 2026 marqué par des épisodes de chaleur exceptionnels, le gouvernement veut accélérer l’adaptation du parc immobilier au changement climatique. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé vouloir faire évoluer les règles de construction pour qu’elles intègrent davantage la trajectoire climatique à venir.
La question n’est plus seulement de réduire les besoins de chauffage en hiver, mais aussi de garantir la capacité des bâtiments à rester confortables, voire habitables, lors d’épisodes de chaleur plus fréquents et plus intenses. Fin juillet, le Premier ministre avait chargé la ministre d'accélérer la mise en œuvre du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC). Des premières pistes ont été annoncées le 3 septembre dernier.
Le gouvernement défend ainsi une approche combinant adaptation du bâti et solutions de rafraîchissement. Protections solaires extérieures, ventilation, brasseurs d’air, isolation, végétalisation et création d’îlots de fraîcheur doivent permettre de limiter la surchauffe avant de recourir au rafraîchissement actif.
La climatisation n’est toutefois plus considérée comme une réponse à écarter par principe. Le gouvernement reconnaît qu’elle peut devenir indispensable dans certains bâtiments et pour les personnes les plus vulnérables. L’enjeu est donc moins de choisir entre solutions passives et climatisation que de les combiner intelligemment.
Les Pac air/air au cœur du rafraîchissement
Dans ce contexte, les pompes à chaleur air/air réversibles bénéficient désormais d’un environnement réglementaire plus favorable, avec l’abaissement du taux de TVA à 5,5 % applicable depuis le 1er septembre 2026.
Pour autant, leur déploiement devra s’accompagner d’un dimensionnement adapté. Installer davantage de puissance frigorifique ne constitue pas nécessairement la meilleure réponse à la surchauffe. Le traitement de l’enveloppe, les protections solaires, la ventilation et la régulation doivent être intégrés dès la conception, on le rappelle.
La révision annoncée de l’indicateur de confort d’été de la RE2020 devrait d’ailleurs renforcer cette logique. Un décret est attendu avant le 1er janvier 2027.
L’adaptation sera particulièrement complexe dans les bâtiments anciens. La pose de protections solaires, l’isolation par l’extérieur ou la modification des façades peuvent se heurter aux contraintes architecturales, notamment dans les secteurs protégés. Le gouvernement souhaite donc également travailler sur ces freins réglementaires.

